[Intro] [Le piano expose trois notes descendantes, rejoint par un accordéon retenu.] [Chorus] Minuit sur la Seine, la ville dit ton nom, L’or tremble dans l’eau comme une vieille chanson. Je marche, et chaque pierre me ramène à nous, Paris ferme ses portes et me laisse à genoux. Minuit sur la Seine, je mens à mon chagrin, Je dis que tout est fini — puis je reprends ton chemin. [Verse 1] Mon manteau boit la pluie sur le quai déserté, Le vent tourne les pages d’un journal détrempé. Dans ma poche, une lettre a le poids d’une clé, Pour une porte fermée que je n’ose forcer. Les pavés sous mes pas brillent d’un feu ancien, Comme au soir où ta main s’était glissée dans la mienne. [Pre-Chorus] Les réverbères penchent leur lumière, Sur l’encre qui traverse encore le papier. Tout Paris dort derrière ses pierres, Mais mon cœur refuse de se taire ou d’oublier. [Chorus] Minuit sur la Seine, la ville dit ton nom, L’or tremble dans l’eau comme une vieille chanson. Je marche, et chaque pierre me ramène à nous, Paris ferme ses portes et me laisse à genoux. Minuit sur la Seine, je mens à mon chagrin, Je dis que tout est fini — puis je reprends ton chemin. [Verse 2] Sous un porche, un couple se partage un parapluie, Puis disparaît trop vite au tournant de la nuit. J’évite leur bonheur, je détourne les yeux, Comme devant l’éclair d’un souvenir trop heureux. La Seine sous le pont roule un reflet vermeil, Je marche dans la nuit pour retarder le réveil. [Instrumental Break] [La trompette bouchée reprend la mélodie du refrain sur la contrebasse et les balais.] [Bridge] Je pourrais rentrer, fermer les persiennes, Laisser ton souvenir dormir loin de la Seine. Mais la ville connaît le chemin de mes torts, Et sous chaque lumière, ton ombre marche encore. [Final Chorus] Minuit sur la Seine, la ville dit ton nom, L’or tremble dans l’eau comme une vieille chanson. Je marche, et chaque pierre me ramène à nous, Paris ferme ses portes et me laisse à genoux. Minuit sur la Seine, je n’appelle plus demain, Je suivrai cette nuit jusqu’au bout du chemin. [Reprise] La lettre contre mon cœur, les deux mains dans le froid, Je cherche dans Paris ce qui reste de toi. [Outro] La ville prononce encore ton nom, Tout bas dans le fleuve et le vent. Minuit sur la Seine s’allonge, Et je marche lentement.